Réglementation RSE : quelles exigences environnementales anticiper pour les entreprises françaises ?

L’année 2026 marque un tournant décisif pour la réglementation RSE avec l’entrée dans la phase opérationnelle de la CSRD et l’exigence d’un pilotage réel des impacts. Face à l’urgence climatique, les entreprises évoluent désormais dans un environnement où la pression réglementaire s’intensifie rapidement. Les projections évoquant un réchauffement pouvant atteindre +2.7 °C en France d’ici 2050 rappellent l’ampleur des transformations à opérer 1.

Longtemps perçue comme une démarche volontaire, la Responsabilité Sociétale des Entreprises s’impose aujourd’hui comme une contrainte structurante. La transition écologique ne relève plus uniquement d’un engagement éthique ou d’un positionnement de marque : elle devient un impératif légal et économique.

Un paradoxe caractérise cependant cette période. D’un côté, la loi Omnibus vise à simplifier les obligations administratives pour préserver la compétitivité des entreprises européennes 2. De l’autre, les exigences de transparence, notamment en matière de données ESG, n’ont jamais été aussi élevées. Les donneurs d’ordre renforcent cette pression en exigeant des garanties environnementales de l’ensemble de leur chaîne de valeur.

Dans ce contexte, une question centrale se pose : comment anticiper les futures évolutions de la réglementation RSE pour transformer la contrainte en levier de performance ?

Cet article propose un décryptage des grandes tendances réglementaires, des exigences à venir et des stratégies à mettre en place pour rester compétitif.

Une réglementation environnementale en durcissement continu

La montée en puissance des politiques climatiques

Les politiques climatiques s’intensifient à tous les niveaux. L’Union européenne s’est fixé un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, avec une réduction d’au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990 3.

Ces engagements s’inscrivent dans une dynamique internationale plus large, notamment avec les objectifs issus de la COP15 visant à protéger 30 % des écosystèmes d’ici 2030 4.

En France, la Stratégie Nationale Biodiversité 2030 illustre cette montée en puissance 5. Elle prévoit des actions concrètes pour restaurer les écosystèmes et mobiliser les entreprises face à l’érosion du vivant.

Pour les entreprises, l’enjeu est double :

  • Anticiper des contraintes réglementaires croissantes.
  • Intégrer les risques physiques (climat) et systémiques (biodiversité) dans leur stratégie.

La transition ne concerne plus seulement les émissions carbone. Elle touche désormais l’ensemble des impacts environnementaux.

Articles à lire en complément :

Un cadre français qui s’intensifie

La France renforce progressivement ses obligations en matière de réglementation RSE. La loi Climat & Résilience impose désormais des exigences plus strictes, notamment autour du BEGES (Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre) 6.

Les entreprises concernées doivent non seulement publier leurs émissions, mais également proposer un plan de transition crédible.

Parallèlement, la loi AGEC impose une transformation des pratiques autour des déchets, du plastique et du réemploi 7.

Résultat : la sobriété devient un enjeu économique direct, avec un impact sur les coûts, les marges et les chaînes de production.

Le rôle structurant de l’Union européenne

L’Union européenne joue un rôle central dans cette transformation. Le Green Deal structure un cadre cohérent visant à aligner économie et durabilité 8.

L’objectif est clair : harmoniser les règles, standardiser les pratiques et orienter les flux financiers vers les activités durables.

Pour les entreprises françaises, cela signifie une montée en exigence… mais aussi une meilleure lisibilité du cadre à moyen terme.

Les nouvelles exigences environnementales à anticiper

Le renforcement du reporting extra-financier

La directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) remplace la DPEF (Déclaration de Performance Extra-Financière) et change radicalement la donne. Elle impose des normes de reporting standardisées, les ESRS (European Sustainability Reporting Standards), qui obligent les entreprises à détailler leurs impacts sur des thématiques précises comme le climat (E1), la pollution (E2) ou la biodiversité (E4) 26.

 Les entreprises et organisations passent d’une logique de « moyens » (publier une charte) à une logique de « résultats » (prouver l’impact via des données auditables). Le Paquet Omnibus de 2026 a toutefois introduit des ajustements majeurs pour recentrer l’obligation sur les acteurs les plus importants 10.

Concrètement, une entreprise doit désormais démontrer ses impacts environnementaux avec le même niveau d’exigence que ses données financières.

Article à lire en complément : CSRD : source d’opportunités pour la biodiversité ?

L’intensification des obligations climatiques

Le bilan carbone intégrant les scopes 1, 2 et 3 devient incontournable. Le scope 3, qui représente souvent plus de 80 % des émissions, implique une collaboration étroite avec les fournisseurs 11.

Les entreprises doivent également fixer des objectifs alignés sur la science (Science-Based Targets) et intégrer l’adaptation climatique dans leur stratégie 12.

Dans le secteur du bâtiment, cela se traduit par le choix de matériaux bas carbone et la réduction de l’empreinte des chantiers. Dans l’agriculture, cela implique des transformations profondes des pratiques, notamment pour réduire les émissions liées aux intrants.13

Article à lire en complément : Scope 3 agricole : comment décarboner vos supply chains ? | OKLIMA

La montée en puissance de la taxonomie verte

La taxonomie européenne redéfinit en profondeur ce qu’est une activité durable. Elle s’appuie sur six grands objectifs environnementaux – climat, adaptation, eau, économie circulaire, pollution et biodiversité – ainsi que sur un principe central : le DNSH (“Do No Significant Harm”), qui impose de ne pas nuire aux autres objectifs 14.

Ce principe impose une exigence forte : une activité ne peut être considérée comme durable que si elle contribue positivement à un objectif environnemental sans dégrader les autres.

Au-delà du cadre théorique, la taxonomie devient un véritable outil de pilotage financier. Elle structure désormais les décisions d’investissement en imposant des critères précis d’alignement comme :

  • La contribution mesurable à un objectif environnemental.
  • Le respect du principe de non-préjudice.
  • La conformité à des standards sociaux.
  • Et l’atteinte de seuils techniques définis par secteur.

Pour les entreprises, l’enjeu est stratégique : démontrer leur niveau d’alignement conditionne désormais l’accès aux financements, qu’ils soient publics ou privés.

  • Un fort alignement facilite l’accès au capital et peut améliorer les conditions de financement.
  • À l’inverse, un faible alignement augmente le risque perçu et peut renchérir le coût du crédit.

La taxonomie dépasse ainsi son rôle initial de référentiel réglementaire pour devenir un levier direct de compétitivité, d’attractivité et de sécurisation des financements.

Le durcissement des normes sectorielles

En parallèle, les réglementations environnementales se renforcent au niveau sectoriel, avec une traduction de plus en plus opérationnelle dans les modèles économiques.

Trois axes structurent cette évolution :

  • l’éco-conception ;
  • la circularité ;
  • l’efficacité énergétique.

Le principal changement de paradigme réside dans l’intégration de l’impact environnemental sur l’ensemble du cycle de vie des produits.
Il ne s’agit plus uniquement d’optimiser la phase de production, mais de repenser les produits dès leur conception, en intégrant leur usage et leur fin de vie.

Cette transformation concerne en priorité certains secteurs particulièrement exposés :

  • Le textile, confronté à des exigences accrues en matière de durabilité et de recyclabilité.
  • L’emballage, sous pression sur la réduction des plastiques et le développement du réemploi.
  • Le bâtiment, avec des obligations renforcées sur les matériaux, la performance énergétique et la circularité.

Pour les organisations, ces évolutions impliquent d’intégrer les enjeux environnementaux dès les phases amont, de repenser les chaînes de valeur et d’aligner innovation produit et exigences réglementaires.

Ces normes ne constituent plus uniquement une contrainte de conformité : elles deviennent un levier structurant de transformation vers des modèles plus sobres, circulaires et résilients.

Devoir de vigilance et responsabilité de la chaîne de valeur (CSDDD)

Nouvelles obligations de contrôle et de prévention

La directive CSDDD impose aux entreprises d’identifier, prévenir et atténuer les impacts environnementaux et sociaux sur l’ensemble de leur chaîne de valeur15. Cela inclut les filiales, mais aussi les fournisseurs et partenaires commerciaux.

Dans cette logique de responsabilisation étendue, les entreprises ne sont pas seulement tenues de contrôler leurs propres activités, mais également d’exercer une vigilance accrue sur l’ensemble de leur écosystème économique.

Le “Value Chain Cap”

C’est précisément pour éviter que cette exigence ne crée une pression disproportionnée sur les acteurs les plus petits que le “Value Chain Cap” a été introduit.

Ce dispositif vise à encadrer les demandes d’informations formulées dans la chaîne de valeur, afin de limiter celles-ci à ce qui est strictement nécessaire. Il s’appuie notamment sur les standards de reporting adaptés aux PME (VSME) ²⁵.

L’objectif est double :

  • Eviter une surcharge administrative pour les PME.
  • Maintenir un équilibre opérationnel entre transparence et faisabilité.

Ce mécanisme introduit ainsi un principe de proportionnalité entre les exigences de reporting et les capacités réelles des fournisseurs, afin de préserver des relations équilibrées et durables dans les chaînes d’approvisionnement.

Un risque juridique accru

Dans ce contexte de responsabilités élargies sur l’ensemble de la chaîne de valeur, les obligations de vigilance ne sont pas uniquement déclaratives : elles engagent directement la responsabilité des entreprises.

Le non-respect de ces obligations peut ainsi entraîner des sanctions financières importantes, pouvant atteindre jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires mondial (version initiale de la CSDDD, révisée à 3 % par le Paquet Omnibus de février 2026)¹⁶. Au-delà des sanctions financières, la responsabilité civile des entreprises et de leurs dirigeants est également engagée, renforçant fortement les enjeux de conformité.

Le Green Deal en action : climat, marché et économie circulaire

Dans le cadre du Green Deal européen, plusieurs mécanismes concrets viennent désormais transformer en profondeur les règles du commerce et de la compétitivité. L’un des dispositifs les plus structurants est le MACF.

Le MACF : un tournant pour les importateurs

Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), entré en vigueur en 2026, impose aux importateurs de produits carbonés d’acheter des certificats carbone alignés sur le marché européen¹⁷.

Concrètement, ce dispositif concerne les importations de produits fortement émetteurs tels que l’acier, l’aluminium, le ciment, les engrais, l’hydrogène ou encore l’électricité. Pour ces produits, les importateurs doivent acquérir des certificats carbone équivalents au prix du marché européen du carbone (SEQE).

Ce mécanisme transforme ainsi profondément les chaînes d’approvisionnement internationales, en intégrant directement le coût du carbone dans les décisions commerciales et industrielles.

Affichage environnemental et lutte contre le greenwashing

Dans un contexte de renforcement des exigences de transparence environnementale, les règles encadrant les communications des entreprises évoluent rapidement. L’objectif est de garantir une information fiable, vérifiable et comparable pour éviter toute forme d’écoblanchiment.

La directive “Empowering Consumers” interdit désormais les allégations environnementales non justifiées. Elle proscrit notamment les expressions génériques telles que “éco-responsable”, “vert” ou “climatiquement neutre” lorsqu’elles ne sont pas appuyées par des preuves solides, des performances exceptionnelles ou un label certifié.

Dans ce cadre, les entreprises doivent désormais démontrer leurs engagements de manière rigoureuse, notamment sur la neutralité carbone. Les pratiques de compensation peu transparentes sont particulièrement ciblées : il ne sera plus possible de revendiquer la neutralité d’un produit s’il repose principalement sur des crédits carbone externes plutôt que sur une réduction effective des émissions internes²⁴.

La taxonomie verte comme levier financier

Au-delà des obligations de communication, ces exigences de transparence s’inscrivent dans une dynamique plus large de transformation des critères financiers. La taxonomie européenne devient ainsi un outil stratégique majeur pour orienter les flux de financement vers les activités durables.

Elle est désormais intégrée dans les décisions des institutions financières, notamment des banques et des investisseurs. Les entreprises les mieux alignées sur ces critères bénéficient de conditions de financement plus favorables, tandis que les activités fortement carbonées voient leur accès au capital se complexifier et devenir plus coûteux¹⁹.

Les impacts concrets pour les entreprises françaises

Transformation des modèles économiques

Dans ce contexte, les modèles économiques évoluent vers des approches plus durables, qui prennent en compte le vivant et favorisent la circularité. La biodiversité, par exemple, n’est plus seulement un sujet secondaire : elle devient un levier stratégique pour sécuriser les ressources et renforcer la résilience des activités. Les entreprises ne peuvent plus se limiter à compenser leurs impacts : elles doivent désormais s’inscrire dans une logique de contribution et de régénération.

Cela suppose notamment de repenser les chaînes d’approvisionnement afin de les rendre plus robustes face aux aléas climatiques et écologiques. Certaines pratiques, comme l’agriculture de conservation des sols (ACS) ou la restauration d’écosystèmes clés tels que les tourbières, s’imposent ainsi comme de véritables investissements stratégiques pour sécuriser les ressources à long terme.

Article à lire en complément : Investir dans la nature : intégrer le vivant à votre stratégie RSE | OKLIMA

Risques en cas de non-conformité

Les risques ne sont pas seulement financiers 19. Ils sont réputationnels et commerciaux. Par exemple, un mauvais score ESG peut entraîner la perte d’accès à des marchés publics ou l’exclusion de panels de fournisseurs de grands groupes. En cas de greenwashing avéré, les entreprises s’exposent à des litiges de consommation et à une dégradation durable de leur image de marque auprès de clients de plus en plus informés.

Opportunités à saisir

À l’inverse, la réglementation crée de nouvelles opportunités. L’innovation environnementale devient un facteur de différenciation.

Les technologies de captage du carbone ou les solutions bas-carbone ouvrent de nouveaux marchés.

Article à lire en complément : Captage et stockage technologique du CO2 : allié de taille face à l’urgence climatique ? | OKLIMA

Les entreprises les plus avancées bénéficient également d’un meilleur accès aux financements durables et d’une relation renforcée avec leurs partenaires ou donneurs d’ordre.

Article à lire en complément : Point détaillé par Hacina Py lors des Climate Talks => Ce qu’il fallait retenir des Climate Talks 2026 | OKLIMA

Comment anticiper et se préparer ?

Face à cette avalanche de normes, l’improvisation n’a plus sa place. La préparation doit être méthodique.

Réaliser un diagnostic environnemental structuré

Dans un contexte de renforcement des exigences réglementaires, la mise en place d’un diagnostic environnemental structuré devient un préalable indispensable à toute stratégie RSE.

L’analyse de double matérialité constitue le point de départ. Elle permet d’identifier à la fois les enjeux qui influencent la performance financière de l’entreprise (matérialité financière) et ceux par lesquels l’entreprise impacte la société et l’environnement.

Pour être pleinement opérationnel, ce diagnostic repose sur quatre étapes clés :

  • Cartographie des enjeux : s’appuyer sur les référentiels de l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) afin d’identifier les sous-enjeux matériels (climat, eau, biodiversité, etc.).
  • Consultation des parties prenantes : impliquer clients, fournisseurs et collaborateurs afin de valider la pertinence des enjeux identifiés.
  • Évaluation qualitative et quantitative : mesurer la gravité, l’ampleur et le caractère irréversible des impacts.
  • Matrice de priorisation : hiérarchiser les enjeux pour structurer une feuille de route stratégique claire et actionnable.

Article à lire en complément : Double matérialité : pourquoi votre stratégie de contribution carbone dépend d’abord de la qualité de vos données

Construire une stratégie climat ambitieuse

Une fois les enjeux identifiés, l’entreprise doit structurer une stratégie climat cohérente et alignée avec les trajectoires scientifiques.

Celle-ci ne se limite pas à la réalisation d’un bilan carbone. Elle doit intégrer un véritable plan de transition, avec des objectifs de réduction datés, chiffrés et alignés sur des référentiels reconnus.

La gouvernance joue ici un rôle central : l’implication directe du COMEX et des directions financières est indispensable pour garantir l’allocation des ressources nécessaires et assurer le pilotage de la transformation.

Déployer une architecture robuste de données ESG

La montée en puissance de la réglementation RSE fait des données ESG un actif stratégique pour les entreprises. Leur qualité conditionne directement la conformité, mais aussi la capacité à piloter la performance environnementale.

Pour structurer cette démarche, plusieurs types d’outils peuvent être mobilisés :

  • Outils de collecte et de reporting ESG : certaines plateformes permettent de centraliser les données environnementales (émissions, énergie, déchets) et de produire des reportings conformes aux exigences CSRD.
  • Outils de bilan carbone : des solutions comme le Bilan Carbone® (ADEME) ou Carbone4 facilitent le calcul des émissions scopes 1, 2 et 3 grâce à des bases de données sectorielles.
  • ERP et outils métiers intégrés : SAP ou Oracle intègrent désormais des modules ESG connectant directement les données environnementales aux processus opérationnels (achats, production, logistique).
  • Outils de traçabilité fournisseurs : EcoVadis ou Sedex permettent d’évaluer la performance ESG des partenaires et de sécuriser le suivi du scope 3.

Cependant, la technologie ne suffit pas. La fiabilité des données devient un enjeu central et nécessite la mise en place de dispositifs de contrôle robustes :

  • audit interne ESG pour vérifier la cohérence des données et des processus,
  • audit par un tiers indépendant (OTI) dans le cadre du reporting de durabilité,
  • intervention croissante des commissaires aux comptes sur les données extra-financières,
  • revues de conformité réglementaire (taxonomie, CSRD, devoir de vigilance).

L’objectif est clair : passer d’un simple exercice de reporting à un véritable outil de pilotage de la performance.

Mobiliser toute la chaîne de valeur

Cette transformation ne peut toutefois pas se limiter au périmètre interne de l’entreprise. La RSE implique nécessairement l’ensemble de la chaîne de valeur.

Les entreprises doivent ainsi impliquer, accompagner et engager leurs fournisseurs afin de maîtriser les émissions du scope 3 et répondre aux exigences croissantes du devoir de vigilance.

Cette approche collaborative dépasse la simple logique de conformité : elle constitue également une opportunité stratégique de co-construction avec les partenaires. Elle permet de développer des solutions bas-carbone et circulaires à l’échelle de l’ensemble de l’écosystème.

Anticiper la réglementation RSE pour rester compétitif demain

Le cadre réglementaire environnemental de 2026 ne se limite plus à une accumulation de contraintes isolées ou déconnectées des réalités économiques. Il constitue désormais un ensemble cohérent, structurant et de plus en plus exigeant, qui redéfinit en profondeur les règles de la performance économique en France et en Europe.

Dans ce nouvel environnement, le Paquet Omnibus introduit un double mouvement : un allègement ciblé de certaines obligations pour les structures les plus petites, mais aussi un renforcement significatif des responsabilités pour les grandes entreprises, désormais pleinement garantes de la durabilité de l’ensemble de leur chaîne de valeur.

Dans ce contexte, l’anticipation ne relève plus du choix stratégique, mais d’une nécessité opérationnelle. Les entreprises qui intègrent dès aujourd’hui les enjeux de climat, de biodiversité et de vigilance dans leur stratégie transforment ces contraintes réglementaires en véritables leviers de performance.

Ainsi, la réglementation RSE devient progressivement un moteur d’innovation, de résilience et de compétitivité. À long terme, les organisations les plus performantes seront celles qui auront fait de la RSE un pilier structurant de leur création de valeur, dans un contexte où la raréfaction des ressources et l’intensification des risques environnementaux redessinent durablement les équilibres économiques.

Et pour aller plus loin ? Agissez avec Oklima

Dans le cadre de cette collaboration, Oklima a joué un rôle d’intermédiaire entre NeoCem et Valloire Habitat. En facilitant la mise en relation et la structuration du projet, Oklima a permis à NeoCem d’obtenir une partie du soutien nécessaire au déploiement de sa solution à grande échelle, tout en accompagnant Valloire Habitat dans l’identification d’un projet de contribution carbone cohérent avec sa chaîne de valeur et ses enjeux opérationnels.

Cette approche illustre la capacité d’Oklima à créer des synergies entre porteurs de solutions bas carbone et acteurs engagés, en veillant à l’alignement stratégique, environnemental et économique des projets.

Si votre entreprise souhaite intégrer des projets de contribution carbone directement alignés avec sa chaîne de valeur, Oklima vous accompagne à chaque étape : identification d’opportunités pertinentes, structuration des partenariats, sécurisation des impacts et pilotage des projets dans une logique de long terme.

Ressources

Réglementation RSE : quelles exigences environnementales anticiper pour les entreprises françaises ?

L’année 2026 marque un tournant décisif pour la réglementation RSE avec l’entrée dans la phase opérationnelle de la CSRD et l’exigence d’un pilotage réel des impacts. Face à l’urgence climatique, les entreprises évoluent désormais dans un environnement où la pression réglementaire s’intensifie rapidement. Les projections évoquant un réchauffement pouvant atteindre +2.7 °C en France d’ici 2050 rappellent l’ampleur des transformations à opérer 1.

Lire la suite »
Ressources

Décarboner la construction : un cas concret autour du ciment bas carbone

Le secteur du bâtiment connaît une transformation profonde : répondre à une demande croissante tout en réduisant fortement son empreinte carbone. Une initiative réunissant industriels, bailleur social et expert du financement carbone illustre concrètement les nouvelles voies explorées. Mené par Oklima, Valloire Habitat et NeoCem, ce projet démontre la faisabilité d’une alternative bas carbone appliquée à la production de ciment.

Lire la suite »

Sources et notes de références

1 – Meteo France, Réchauffement climatique : quel climat en France en 2050 ? 11 avril 2025

2- Vie publique, Législation « omnibus » : le pacte vert pour l’Europe est-il toujours d’actualité, 21 novembre 2025

3 –  Parlement européen / Conseil de l’UE, Loi européenne sur le climat (Règlement UE 2021/1119, 05 mars 2026

4 – Ecologie.Gouv, La COP15 biodiversité aboutit à un accord, 19 décembre 2022

5 – Ministère de la Transition Ecologique, Stratégie nationale biodiversité 2030, 19 décembre 2024

6 – Loi Climat & Résilience, Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021

7 – Ministère de la Transition Ecologique, Loi Agec, La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire

8 – Parlement européen, Le pacte vert pour l’Europe Notre ambition: être le premier continent neutre pour le climat

9 – Portail RSE, Sous-étape 1 : Consulter la liste des enjeux de durabilité issue de l’ESRS 1 AR 16

10 – Toovalu, CSRD 2026 : Directive reporting durabilité (exigences & échéances) 16 mars 2026

11 – Carbo, Scope 3 : quelles sont les émissions de CO2 prises en compte ?

12 – Science Based Targets initiative (SBTi), Ambitious corporate climate action

13 – Ministère de la Transition écologique, TRACC – Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (PNACC-3), 2023

14 – Commission européenne, Règlement délégué (UE) 2021/2178 relatif à la taxonomie européenne et au principe DNSH

15 – Parlement européen / Conseil de l’Union européenne, Directive CSDDD (Corporate Sustainability Due Diligence Directive), directive (UE) 2024/1760, adoptée le 24 avril 2024

16 – Conseil européen, Simplification des obligations relatives à la publication d’informations et au devoir de vigilance en matière de durabilité en vue de stimuler la compétitivité de l’UE: approbation du Conseil, 24 février 2026

17 – Commission européenne, Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF / CBAM), règlement (UE) 2023/956, entrée en application complète en 2026

18 – Commission européenne / Proposition de directive pour donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition écologique et annexe, 2022

19 – CSRD en 2026 : L’actualité et tout ce que vous devez savoir sur le reporting de durabilité, 01 avril 2026

20 – Victoris Avocat, CSRD et reporting extra-financier : guide complet des normes ESRS pour les entreprises, 28 mars 2026

21 – EY, Paquet « Omnibus I » : l’Union européenne entérine la révision du « Green Deal », 22 01 2026

22 – Samy Blog, Tout comprendre au MACF en 2026 : calendrier, calculs et obligations, 03 avril 2026

23 – Douane.Gouv, Rappel sur l’entrée en vigueur définitive du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières le 1er janvier 2026

24 – ISCC, Du « vert » à la certification : comment la directive sur l’autonomisation des consommateurs façonnera les allégations écologiques destinées aux consommateurs dans l’UE, 04 mars 2026

25 – Portail RSE, VSME : comprendre la norme volontaire pour les PME, 28 février 2025

26 – Portail RSE, Sous-étape 1 : Consulter la liste des enjeux de durabilité issue de l’ESRS 1 AR 16