Grandes Cultures

Les enjeux spécifiques aux Grandes Cultures

Le dérèglement climatique menace la durabilité des systèmes en grandes cultures, en réduisant les rendements et la stabilité des productions agricoles.

  • Augmentation des risques de sécheresse et d’inondation
  • Apparition plus fréquente de maladies et de ravageurs
  • Dégradation de la fertilité des sols
  • Déclin de la biodiversité
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La méthode

La méthode « Grandes Cultures » s’applique aux exploitations agricoles disposant d’un atelier de grandes cultures, souhaitant réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en modifiant leurs pratiques.

Développée par plusieurs instituts techniques du végétal (Arvalis, Agrosolutions, Terres Inovia, ITB), elle s’appuie sur un projet de 5 ans, renouvelable. Trois grands leviers sont pris en compte : l’optimisation de la fertilisation azotée, la réduction de la consommation énergétique de l’exploitation, et le stockage de carbone dans les sols.

Le scénario de référence est spécifique aux pratiques des trois années précédentes. Si ces données ne sont pas disponibles, un scénario générique basé sur des moyennes régionales est utilisé, avec un rabais de 10 % sur les réductions calculées.

Lire la méthode Grandes Cultures

Les critères d'éligibilité

Les critères d’éligibilité à la méthode Grandes Cultures sont les suivants : 

  • Exploitation ayant un atelier de grandes cultures ;
  • Utilisation d’un outil certifié conforme (par un organisme de certification indépendant) à la Méthode LBC Grandes Cultures pour la réalisation des calculs des RE par le Porteur de Projet ;
  • Respect du cadre national de la Directive Nitrates (notamment le plafond 170 kgN / ha de SAU* contenus dans les effluents* d’élevage pouvant être épandus annuellement), y compris hors zones vulnérables ;
  • Respect de la conditionnalité de la PAC : c’est-à-dire qu’aucun rabais n’a été appliqué sur les aides de la PAC pour non-respect des BCAE (Bonnes Conduites Agro-Environnementales) ;
  • Respect des quotas d’eau d’irrigation le cas échéant ;
  • RE émissions stockage + RE > 0.
Il existe plusieurs leviers agronomiques qui peuvent être mis en place sur les exploitations pour préserver l'environnement et lutter contre le dérèglement climatique :

Stockage de carbone

  • Implantations de couverts végétaux entre les cultures principales
  • Plantation de haies et amélioration de leur gestion

Réduction des émissions

  • Réduction des doses d’engrais minéral
  • Réduction du nombre de passage d’engins
  • Introduction de légumineuses dans la rotation

1. Leviers sur les émissions

Conduite des surfaces cultivées et gestion des engrais

Gestion de la consommation d’énergie​

2. Leviers sur le stockage de carbone dans le sol

Zoom sur quelques projets

Projet grandes cultures
à Frazé

Arnaud, agriculteur à Frazé (Eure‑et‑Loir, 28), au cœur du Perche dunois, exploite 105,54 hectares de grandes cultures.

Engagé aux côtés de notre équipe, il participe à un projet labellisé Bas‑Carbone visant à :

➡️ réduire ses émissions de gaz à effet de serre,
➡️ améliorer la santé et la structure de ses sols,
➡️ favoriser la biodiversité locale,
➡️ renforcer la capacité de rétention d’eau des sols.

Potentiel de séquestration : 1 140 tCO₂eq sur 5 ans

Principaux leviers mis en place :

  • Augmentation de la quantité de biomasse restituée par les couverts végétaux
  • Augmentation des restitutions par résidus de cultures
  • Augmentation des apports de matières amendantes ou fertilisantes d’origines résiduaire (MAFOR) sur l’exploitation

🌱 Co-bénéfices : 

  • Préservation des sols et lutte contre l’érosion

Projet grandes cultures aux Autels‑Villevillon

Adrien exploite 236,69 hectares en grandes cultures sur la commune de Les Autels‑Villevillon (Eure‑et‑Loir). Convaincu de la nécessité de faire évoluer les pratiques agricoles, il a engagé son exploitation dans un projet Label bas carbone avec pour objectif de : 

➡️ réduire ses émissions de gaz à effet de serre,
➡️ améliorer la fertilité naturelle de ses terres réduisant la dépendance aux intrants extérieurs
➡️ améliore la fertilité naturelle de ses terres 

Potentiel de séquestration : 2 125 tCO₂eq sur 5 ans

Principaux leviers mis en place :

  • Augmenter la quantité de biomasse restituée par les couverts végétaux
  • Augmenter les apports de matières amendantes ou fertilisantes d’origines résiduaire (MAFOR) sur l’exploitation
  • Augmentation des restitutions par résidus de cultures

🌱 Co-bénéfices : 

  • Amélioration de la qualité de l’eau
  • Production d’énergie verte ou renouvelable
  • Préservation des sols et lutte contre l’érosion

Projets grandes cultures à Charsonville

À Charsonville, dans la Beauce, Philippine transforme son exploitation vers un modèle agricole plus durable et résilient. Sur ses 370 hectares de grandes cultures, elle fait évoluer un système historiquement centré sur une rotation blé-maïs typique de la Beauce, en réponse aux enjeux climatiques, agronomiques et environnementaux actuels. 

Objectifs : 

➡️ réduire ses émissions de gaz à effet de serre,
➡️ restaurer la fertilité des sols
➡️ stimuler l’activité biologique et améliorer leur structure
➡️ favoriser le stockage de carbone

Potentiel de séquestration : 2 505 tCO₂eq sur 5 ans

Principaux leviers mis en place :

  • Augmenter la quantité de biomasse restituée par les couverts végétaux
  • Augmentation des restitutions par résidus de cultures

🌱 Co-bénéfices : 

  • Amélioration de la qualité de l’air
  • Amélioration de la qualité de l’eau
  • Préservation des sols et lutte contre l’érosion

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