Valloire Habitat : agir au-delà du logement pour accompagner la transition agricole locale

Face à l’urgence climatique, les entreprises cherchent aujourd’hui des moyens d’agir de manière plus concrète, plus utile et plus ancrée dans les territoires. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’engagement de Valloire Habitat. Cette filiale immobilière du groupe Action Logement, implantée en région Centre-Val de Loire, a choisi de soutenir un projet agroécologique situé à une trentaine de kilomètres de son siège social, à Tivernon dans le Loiret.  

Cette approche permet d’articuler de manière tangible enjeux climatiques, développement territorial et soutien aux acteurs économiques de proximité. C’est ce qu’illustre ce projet réalisé avec Thibault, agriculteur engagé dans la transformation de son exploitation.  

Une agriculture en transition, au cœur des enjeux climatiques 

Situé à Tivernon en Centre-Val de Loire, l’exploitation de Thibault s’étend sur près de 125 hectares et se distingue par la diversité de ses cultures : betterave sucrière, blé tendre et blé dur, maïs, orge, pois protéagineux, pommes de terre et oignons. Cette variété constitue un socle agronomique solide, favorable à une bonne rotation et à la préservation des sols. 

Toutefois, face à des conditions climatiques de plus en plus incertaines et à la nécessité de réduire l’empreinte environnementale de l’agriculture, Thibault a souhaité aller plus loin. Il a ainsi engagé son exploitation dans une démarche Label Bas-Carbone, afin d’adopter des pratiques permettant à la fois de stocker davantage de carbone dans les sols et de renforcer la durabilité de son système de production. 

Ce type d’initiative s’inscrit dans un contexte plus large : en France, l’agriculture représente environ 20 % des émissions de gaz à effet de serre (Citepa, 2022), tout en disposant d’un potentiel unique de stockage du carbone. Elle est donc à la fois une partie du problème… mais aussi une partie essentielle de la solution. En effet, les sols agricoles présentent un fort potentiel de stockage des gaz à effet de serre (INRAE, 2020). Ce stockage contribue à enrichir le sol en matière organique, lui permettant d’assurer sa fertilité, de renforcer sa résilience et de se régénérer dans le temps. 

Des pratiques agricoles à fort impact environnemental 

Sur l’exploitation de Thibault, plusieurs leviers ont été identifiés pour améliorer le stockage de carbone et la qualité des sols. Ces pratiques reposent sur des principes agroécologiques éprouvés, visant à renforcer la matière organique et la vie biologique des sols. 

Le développement des couverts végétaux, par exemple, permet de produire davantage de biomasse entre deux cultures. En se décomposant, cette matière organique enrichit les sols et contribue directement au stockage du carbone. Elle joue également un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion et l’amélioration de la structure des sols. 

Dans le même esprit, le maintien des résidus de cultures (tiges, racines, pailles) sur les parcelles après la récolte permet de nourrir les sols et de favoriser la formation d’humus. Ce processus améliore leur fertilité tout en renforçant leur capacité à retenir l’eau, un enjeu crucial face au changement climatique. 

Enfin, l’apport de matières organiques issues de ressources locales, comme les composts ou digestats, vient compléter ce dispositif. Ces apports permettent d’augmenter les entrées de carbone dans le sol tout en réduisant la dépendance aux engrais minéraux de synthèse. 

Grâce à l’ensemble de ces pratiques, le projet permettra de séquestrer environ 1 007 tonnes de CO₂ équivalent sur une période de cinq ans12. Mais au-delà de cet impact carbone, les bénéfices sont multiples : amélioration de la biodiversité, meilleure qualité de l’eau, sols plus fertiles et plus résilients. 

Lever le principal frein à la transition : l’économie 

Si les solutions techniques existent, leur adoption reste toutefois conditionnée à un facteur clé : la viabilité économique des exploitations. 

Sur le terrain, Thibault a rappelé une réalité largement partagée : les agriculteurs sont disposés à faire évoluer leurs pratiques, à condition de bénéficier de perspectives claires et d’une sécurité à long terme. 

Ce constat se vérifie également à l’échelle nationale. Si la majorité des exploitants se montre prêts à accélérer la transition, celle-ci reste néanmoins conditionnée à un appui économique adapté. Le poids des investissements, les risques associés et l’incertitude des débouchés constituent autant de freins à des évolutions pourtant essentielles. 

La consultation du Shift Project, publié en décembre 2024, en apporte une illustration éclairante : 

93% des agriculteurs se disent prêts à initier ou accélérer la transition de leur exploitation 

87% estiment toutefois nécessaire un cadre économique favorable pour s’inscrire dans la durée 

C’est ici que la contribution volontaire locale joue un rôle décisif. En apportant un financement complémentaire, elle permet de sécuriser les démarches engagées, de réduire le risque économique et d’encourager les agriculteurs à s’inscrire dans des trajectoires de transformation durables. 

Un engagement qui dépasse le cœur de métier 

À travers ce projet, Valloire Habitat démontre qu’un acteur du logement peut jouer un rôle actif dans la transition agricole et environnementale. Cette initiative s’inscrit dans une vision élargie de sa mission sur le territoire en Centre-Val de Loire. 

En soutenant une exploitation locale, l’entreprise contribue à préserver les ressources naturelles, à encourager des pratiques agricoles durables et à renforcer la résilience des écosystèmes régionaux. Elle consolide également son ancrage territorial en tissant des liens concrets avec les acteurs locaux. 

Cette démarche illustre une évolution des stratégies d’entreprise : il ne s’agit plus uniquement de réduire son empreinte, mais de participer à des projets utiles et porteurs de sens, en prise directe avec les réalités du territoire. 

Vers une transition collective et territoriale 

La transition écologique se construit avant tout à l’échelle locale, en mobilisant des acteurs aux profils variés autour d’objectifs partagés. 

Cette proximité est clé : elle permet de mieux appréhender les enjeux de la transition agricole et d’observer concrètement les effets des actions engagées. 

La contribution volontaire locale prend alors tout son sens. Elle établit un lien direct entre une entreprise et un projet agricole, avec des impacts visibles et mesurables.  

En reconnectant les entreprises à leur environnement local, ce dispositif redonne du sens à l’action climatique. Il favorise les synergies entre monde économique et agricole, tout en accompagnant l’évolution des pratiques vers des modèles plus adaptés aux défis actuels et à venir. 

Dans ce contexte, l’accompagnement d’Oklima permet de structurer et de déployer ces initiatives de manière fiable, transparente et mesurable. 

Ressources

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