En 2025, les émissions mondiales de CO₂ ont atteint un nouveau sommet — après un précédent record établi en 2024 — avec 38,1 milliards de tonnes issues des seuls combustibles fossiles, soit 10 % de plus qu’en 2015, année de la signature de l’Accord de Paris (Global Carbon Project, 2025). Dix ans après cet engagement historique, la courbe ne s’est toujours pas infléchie.
Parmi les actions identifiées à l’issue de ce traité, la contribution des entreprises à la restauration des puits de carbone a nourri de grands espoirs. Elle a aussi donné lieu à des pratiques contestables : pendant des années, certains acteurs ont en effet utilisé l’achat de crédits carbone comme un alibi pour « compenser » leurs émissions, sans se doter d’une trajectoire de réduction clairement définie.
Ces dérives ont entretenu l’illusion qu’il suffisait de compenser ses émissions pour agir. Elles ont ainsi freiné l’élan de décarbonation et discrédité un outil pourtant indispensable à la neutralité carbone globale.
Pourtant, inscrite dans un cadre rigoureux, la contribution carbone est un mécanisme essentiel : elle permet de financer la restauration d’écosystèmes dégradés, de soutenir des puits de carbone en difficulté, de séquestrer durablement du CO₂ atmosphérique et d’éviter des émissions futures. En clair, elle vient compléter les efforts de réduction, sans jamais s’y substituer.
C’est pourquoi nous accompagnons exclusivement des organisations engagées dans des trajectoires crédibles, mesurables et alignées avec des référentiels reconnus tels que la SBTi, la Net Zero Initiative, la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) ou des démarches RSE ambitieuses. Notre démarche ne vise ni à effacer ni à neutraliser les émissions, mais à permettre aux organisations de faire leur part en soutenant des actions concrètes et à fort impact pour le climat, les écosystèmes et les territoires.
En cohérence avec l’Accord de Paris, nous considérons qu’il est indispensable de soutenir le renouveau de puits de carbone aujourd’hui fragilisés.
Les écosystèmes agricoles et forestiers sont soumis à une pression croissante : la mortalité des arbres a augmenté de 125 % en dix ans en France (IGN, 2025), et près de 60 à 70 % des sols de l’Union européenne sont en mauvais état de santé (Commission Européenne, 2023), alors même que les sols agricoles constituent un puits de carbone potentiel considérable.
Répondre à ces défis implique des financements à la fois massifs et durables, afin de restaurer ces écosystèmes, d’accroître leur résilience et d’assumer collectivement l’impact des émissions de gaz à effet de serre actuelles et passées, tout en poursuivant activement leur réduction.
Convaincus que les objectifs climatiques français, européens et internationaux ne pourront être atteints que par une action collective, nous avons fait le choix d’accompagner les entreprises et les collectivités dans la mise en œuvre concrète et cohérente de leurs engagements environnementaux et de durabilité.
Thomas Bladier
Président d’Oklima